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CAN 2017: les Burkinabè satisfaits du bronze

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Le stade de Port-Gentil a accueilli ce samedi 4 février la petite finale pour attribuer la troisième place de la CAN 2017. Le Burkina Faso s’est imposé sur le score de 1-0 face au Ghana. A la sortie des vestiaires, les Etalons étaient satisfaits d’avoir remporté la médaille de bronze.

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Le Burkina Faso a réussi à s’imposer 1-0 face au Ghana, au terme des 90 minutes de jeu de la petite finale. Une victoire qui atténue quelque peu la défaite face à l’Egypte lors des demi-finales.

Médaille de bronze pour les Etalons

Gagner face aux Black Stars a permis au Burkina Faso de pouvoir remporter la médaille de bronze. Toutefois, pour Paulo Duarte, sélectionneur des Burkinabè, la tâche était difficile. « Cela n’a pas été facile de récupérer la confiance avant le match face au Ghana. D’ailleurs on a senti cela lors de la première période, où le Ghana a été supérieur, car ils ont fait tourner avec sept nouveaux joueurs, tandis que nous, on a gardé la même base. A la mi-temps on a corrigé ce qui n’allait pas. Les joueurs ont compris. On a créé beaucoup d’occasions et on a réussi à marquer d’une manière splendide. Le bilan est extraordinaire pour le Burkina Faso, qui jusqu’à maintenant n’avait participé qu’à une finale et a remporté pour la première fois la médaille de bronze, même si on a une saveur amère dans la bouche », admet l’entraîneur portugais.

Quant au buteur de la soirée, Alain Traoré, il n’oublie pas ce qui fait la force de cette équipe du Burkina Faso : la solidarité. « Bertrand provoque la faute et je tire bien. C’est la victoire du collectif et non des individualités. Depuis le début de la compétition, on ne lâche rien. On est parvenu à une consécration avec la victoire face au Ghana. On joue toujours à fond jusqu’à la dernière minute, où certaines équipes se relâchent », concède le milieu offensif burkinabè.

La rencontre n’aura pas été de tout repos, comme nous le rappelle Bertrand Traoré, attaquant des Etalons : « C’était un match très compliqué et je ne veux pas remettre une couche sur la pelouse, même si elle a compliqué la tâche aux deux équipes. Je pense que le Ghana a eu sa mi-temps et nous la notre. On a mieux joué en deuxième période et on est récompensé par cette victoire. Effectivement on était fatigué, ça s’est ressenti, mais je pense qu’avec la volonté, on a poussé, et on a pu le faire. Le Burkina, c’est la détermination et on ne lâche rien ».

Une récompense amère

La troisième place acquise par le Burkina Faso, est la deuxième meilleure performance de l’équipe à la Coupe d’Afrique des nations, après la finale perdue en 2013 face au Nigeria. Une satisfaction pour Alain Traoré : « En cinq participations, j’ai deux médailles, une en argent et une en bronze. Je voulais l’or, mais bon, on est très contents. On va rentrer chez nous en étant la troisième nation africaine. C’est une récompense pour nous », s’exclame le milieu de terrain de Kayserispor en Turquie.

Le parcours du Burkina Faso a été semé d’embûches, tant sur le plan sportif avec des matches compliqués dès la phase de groupe, mais aussi sur le plan mental. « Beaucoup de personnes ne croyaient pas en nous. On ne voyait pas le Burkina Faso arriver à cette place-là. Je pense qu’il n’y a pas de secrets, c’est le travail qui paye. On a fait beaucoup de sacrifices car on a laissé nos familles dès le 28 décembre. On est très fiers ce soir, ça a payé, car face à l’Egypte, on ne devait pas perdre », martèle Aristide Bancé, l’attaquant des Etalons.

Pour Préjuce Nakoulma, attaquant burkinabè, il faut savoir se contenter de ce qu’on a, même si l’objectif était bien plus élevé. « Notre objectif était de jouer la finale. On n’a pas pu le faire, mais la troisième place est méritée. On a vraiment tout donné pour sortir la tête haute du tournoi. On était déçu face à l’Egypte car on avait bien joué. Le football est ainsi fait et on prend la médaille de bronze avec fierté et honneur », souligne Préjuce Nakoulma, attaquant qui va évoluer au FC Nantes, en première division française.

Du côté du technicien portugais, Paulo Duarte, la satisfaction était énorme, mais il affirme qu’il aurait quand même voulu plus. « La troisième place a été méritée, mais je pense qu’on aurait dû être en finale. Personne ne nous a battus. On a gagné trois fois et on a fait trois nuls. Notre meilleur match a été face à l’Egypte avec 65% de possession de balle. J’ai toujours cru que le trophée serait pour nous », assure Paulo Duarte, l’entraîneur du Burkina Faso.

Les Etalons vont maintenant se tourner vers d’autres objectifs, comme la Coupe du monde 2018 en Russie. Leur prochain match pour les éliminatoires dans la Zone Afrique sera au Sénégal, le 28 août 2017.

La Côte d’Ivoire prête à en découdre avec la France

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Flamme Médias.

La Côte d’Ivoire va disputer ce mardi 15 novembre un match amical face à la France au stade Bollaert-Delelis à Lens. Les deux équipes s’affrontent pour la deuxième fois de leurs histoires et les Ivoiriens sont prêts pour le duel.

Il y a onze ans, la Côte d’Ivoire avait affronté pour la première fois la France lors d’une rencontre amicale qui s’était disputée au stade de la Mosson à Montpellier le 17 août 2005. Les Français s’étaient imposés 3-0. Les buts avaient été marqués par William Gallas, Zinedine Zidane et Thierry Henry. En 2005 la star des Éléphants, l’attaquant Didier Drogba, n’avait pas réussi à trouver la faille dans la défense française. Ce mardi 15 novembre, au stade Bollaert-Delelis, la confrontation promet d’être plus équilibrée.

Giovanni Sio à la pointe de l’attaque

L’attaque de la Côte d’Ivoire est restée bredouille lors du dernier match des éliminatoires de la Coupe du monde, 0-0 face au Maroc, mais c’était surtout la première rencontre sans Gervinho. Le secteur offensif avait été confié à Giovanni Sio, l’attaquant de Rennes, ainsi qu’à Jonathan Kodjia, l’avant-centre d’Aston Villa. Un duo qui n’a pas énormément de repères ensemble.

L’amical face à la France sera une occasion de rôder ce duo avant la CAN. Une rencontre sur le sol français, particulièrement pour Giovanni Sio : « C’est une fierté de pouvoir affronter l’équipe de France. On connaît les qualités des joueurs des Bleus. On sera fiers de porter les couleurs de la Côte d’Ivoire pendant ce match ».

L’attaquant de Rennes n’oublie pas que la Côte d’Ivoire va se présenter diminué pour ce match, et même pour la CAN. « C’est inquiétant de voir des blessés comme Gervinho, Eric Bailly ou encore Thomas Touré. On va devoir gérer ces absences. On doit rester solides. Il n’y a pas de pression. On se connaît tous, on sait qu’on est capable de gérer. Si le sélectionneur m’appelle, c’est qu’il a confiance en moi ». Giovanni Sio l’assure, la Côte d’Ivoire a une génération qui vaut le détour : « Il y a beaucoup de jeunes talents dans notre sélection. Il fallait un peu de changements. Les anciens ont fait leur travail et c’est à nous de prendre le relais. On a beaucoup d’envies. »

Nicolas Pépé, première convocation

Un des symboles de cette jeunesse est Nicolas Pépé. L’attaquant d’Angers, âgé de 21 ans, a fait ses premiers pas en Ligue 1 cette année, ce qui lui permet d’évoluer. « Cette saison j’ai découvert la Ligue 1 et j’essaye d’apprendre avec mes coéquipiers. J’essaye de progresser de jour en jour », souligne le jeune avant-centre.

Nicolas Pépé, au micro de RFI, nous a fait part de ses sentiments quant à sa première convocation : « J’ai ressenti de la joie. J’ai été appelé pour représenter la sélection ‘A’ de mon pays. Tout va vite dans le foot. L’année dernière j’étais en National, et là, être appelé en sélection, c’est que du bonheur. J’en profite un maximum. Il y a une certaine pression car tout le pays va nous regarder. Je vais essayer de gérer cette pression au mieux et de faire de bonnes prestations si je joue. »

Ce mardi 15 novembre, la Côte d’Ivoire va affronter la France avec une pensée pour la CAN, car ce match sert déjà de préparation pour la compétition qui va se dérouler au Gabon au début de l’année prochaine. Pour un joueur comme Nicolas Pépé, cela serait un rêve d’y participer : « C’est dans un coin de ma tête la CAN. Être appelé là maintenant, c’est un plus car on est proche de la compétition. C’est un rêve de jouer pour la sélection et de pouvoir être présent lors de cette épreuve. »

Une certitude pour ce match de gala à Lens, la France devra se passer de quelques-uns de ses cadres comme Antoine Griezmann, blessé, et d’autres devraient être laissés au repos comme le gardien Hugo Lloris.

 

Marseille a fait la fête, après la victoire de la France sur l’Allemagne

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Jeudi 7 juillet 2016, le Stade Vélodrome a joué son rôle de douzième homme à la perfection. Bouillante, l’enceinte de l’Olympique de Marseille a vibré comme rarement et a permis à l’équipe de France de décrocher son billet pour la finale de son Euro, grâce à sa victoire sur l’Allemagne (2-0). La suite de la soirée n’a été que clameur. La cité phocéenne était en ébullition.

Avec notre correspondant à Marseille,Stéphane Burgatt

La nuit a été courte à Marseille, où les cordes vocales des supporters sont certainement amoindries après la demi-finale historique de la veille. L’explosion de joie au coup de sifflet final a été proportionnelle à l’enjeu : une place en finale d’un Euro à domicile.

Longtemps contrariante pour les Bleus, l’histoire footballistique franco-allemande a pris un tout autre tournant jeudi dans une demi-finale mémorable. Dans la fan zone marseillaise, ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes qui se sont sautées dans les bras spontanément sans être sûres de se connaître.

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u Stade Vélodrome et partout ailleurs, les cris et les chants (« on est en finale ! » ou encore « auf Wiedersehen ! » – « au revoir » à l’intention des supporters allemands) ont émaillé la soirée des supporters français.

Tout ce petit monde s‘est ensuite retrouvé dans les rues avec des fumigènes agités à la pelle. Une exubérance totale durant laquelle les supporters des Bleus ont cherché à escalader tout ce qu’ils pouvaient, des statues aux panneaux de signalisation, en passant par une camionnette de chantier.

Sur la route, la clameur était aussi visible entre les conducteurs debout sur leur klaxon et les passagers agitant leur drapeau aux fenêtres.

Heureusement, les supporters ne se sont pas encore jetés dans le vieux port ! Et pour cause, il faut en garder en réserve pour la finale de dimanche face au Portugal. L’occasion de confirmer ce bel élan sportif et de faire vivre une nouvelle soirée de fureur au peuple français.

La France en finale de l’Euro 2016, les Allemands tombent de haut

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Le football est un sport qui se joue à 11 et à la fin, ce n’est plus forcément l’Allemagne qui gagne. Les Bleus ont fait mentir le vieil adage. En phase finale d’une compétition majeure, ce n’était plus arrivé depuis 1958 ! Cela crée forcément des heureux, mais en Allemagne, chez les champions du monde en titre, la déception est grande.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Ils y croyaient dur comme fer. La Mannschaft allait gagner, les champions du monde devaient l’emporter. Le réveil aura donc été dur. Sur les fanzones, certains sont partis désabusés avant la fin du match. Ceux qui sont restés jusqu’au bout, atterrés, le regard à terre, étaient groggy. Certains pleuraient, d’autres se consolaient mutuellement.

« Adieu le rêve de titre », résumait dès jeudi soir, à chaud, le quotidien populaire Bild Zeitung. Sur sa Une, ce vendredi matin, un jeu de mots, comme souvent : « Weini », « en pleurs », avec une photo de Bastian Schweinsteiger alias « Schweini », responsable du penalty transformé par la France.

« Vous êtes toujours champions du monde »

Un autre journal populaire se demande si après le Brexit, un éventuel « Löwxit », autrement dit un retrait du sélectionneur allemand Joachim Löw, est à l’ordre du jour.
De nombreuses réactions sur les réseaux sociaux aussi. Le ministère des Affaires étrangères, comme d’autres, rend par exemple hommage à la Mannschaft.

« Vous êtes toujours champions du monde », rappelle Frank-Walter Steinmeier, alors que le porte-parole d’Angela Merkel, restée à Berlin jeudi soir, félicite la France. Mais sur un plan moins sportif, un journaliste politique commente, conscient des critiques contre une RFA jugée trop dominante : « Pour l’Europe, c’est mieux que l’Allemagne ne remporte pas l’Euro. »

Euro 2016: revivez la qualification du Portugal devant la Pologne

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Le Portugal est venu à bout de la Pologne à l’issue de la séance des tirs-au-but (5-3, 1-1 après prolongation) en quarts-de-finale de l’Euro 2016, ce jeudi à Marseille. Si les Polonais ont ouvert la marque dès la 2e minute par Lewandowski, les Portugais sont revenus au score grâce à Renato Sanches, leur jeune milieu de terrain de 18 ans. Revivez le match à travers les commentaires de

CAN 2017: Yaya Touré convoqué pour Côte d’Ivoire-Soudan

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L’Ivoirien Yaya Touré (à gauche) et le Ghanéen Asamoah Gyan.

La Fédération ivoirienne a dévoilé une liste de 24 joueurs convoqués pour affronter le Soudan les 25 et 29 mars, lors des 3e et 4e journées des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations 2017. Le milieu de terrain vedette des Eléphants, Yaya Touré, en fait partie.

Yaya Touré va-t-il effectuer son retour en équipe nationale de Côte d’Ivoire, un an après avoir mis sa carrière internationale entre parenthèses ? Le milieu de terrain semble tout proche d’un retour chez les Eléphants. Il a en tout cas été convoqué par le sélectionneur Michel Dussuyer, tout comme 23 autres joueurs, pour affronter le Soudan les 25 et 29 mars, lors des 3e et 4e journées des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations 2017.

« Outre la valeur ajoutée sur le plan technique qu’il va apporter à l’équipe, j’attends de [Yaya Touré] qu’il guide ses jeunes frères et leur fasse profiter de son expérience du haut niveau », indique Michel Dussuyer sur le site de la Fédération ivoirienne.

Retours de Gradel et Kanon

Le Français a par ailleurs appelé la plupart de ses cadres ainsi que quelques jeunes, comme le milieu de terrain Victorien Angban, prêté par Chelsea à Saint-Trond en Belgique. Il pourra aussi compter sur les retours de blessure de l’attaquant Max Gradel et du défenseur Wilfried Kanon.

En cas de double victoire face aux Soudanais, les Ivoiriens, champions d’Afrique en titre, feront un grand pas vers la qualification en phase finale de la CAN 2017. « Il va falloir évoluer à notre meilleur niveau, de façon à ne pas nous faire surprendre par cette équipe du Soudan, prévient Michel Dussuyer. D’abord à Abidjan et ensuite à Khartoum où l’environnement sera plus difficile pour nous. Mais notre objectif de départ, ce sera de prendre le maximum de points ».


LES 24 IVOIRIENS

Gardiens de but : GBOHOUO Sylvain (TP Mazembe – RD Congo), SANGARE BADRA Ali (AS Tanda – Côte d’Ivoire), SAYOUBA Mande (Stabaek – Norvège) Défenseurs : Serge AURIER (Paris SG – France), Mamadou BAGAYOKO (St Trond VV – Belgique), Eric BAILLY (Villarreal – Espagne), Simon DELI (Slavia Prague – République Tchèque), Constant DJAKPA (Eintracht Francfort – Allemagne), Wilfried KANON (ADO La Haye – Pays-Bas), Lamine KONE (Sunderland AFC – Angleterre), Ousmane VIERA (Rizespor – Turquie) Milieux de terrain : ANGBAN Victorien (St trond VV – Belgique), AKPA AKPRO Jean Daniel (Toulouse FC – France), N’GUESSAN Yao Serge (AFAD – Côte d’Ivoire), SEREY DIE Geoffrey (VFB Stuttgart – Allemagne), SERI Jean Michaël (OGC Nice – France), TOURE Yaya (Manchester City – Angleterre) Attaquants : BONY Wilfried (Manchester City – Angleterre), DOUMBIA Seydou (Newcastle United – Angleterre), GERVINHO (Hebei Fortune FC – Chine), GOHI BI Cyriac (KV Ostende – Belgique), GRADEL Max Alain (AFC Bournemouth – Angleterre), KALOU Salomon (Hertha Berlin – Allemagne), SIO Giovanni (Stade Rennais – France).