France: huitième journée de mobilisation contre la loi Travail

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Le blocage des raffineries de pétrole et des dépôts de carburant occasionne pour le moment le plus de perturbations. Mais de nouveaux secteurs stratégiques de l’économie française se mettent eux aussi en grève, ce jeudi 26 mai, à l’occasion de la 8e journée de mobilisation contre le projet de réforme du Code du travail. A Paris, des affrontements ont éclaté entre des policiers et des manifestants cagoulés qui ont quitté le cortège.

Toutes les centrales nucléaires ont voté la grève et 12 ont baissé la charge la nuit dernière ce qui a déjà pour conséquence une baisse de production de l’électricité de 5 000 mégawatts. La CGT parle de coupures d’électricité dans les Yvelines, près de Paris. Trois centrales thermiques ont également stoppé leur activité.

Du côté des dépôts et des raffineries de pétrole, 4 000 stations-service sur près de 12 500 sont à présent touchées en France par une pénurie et l’acheminement du pétrole se complique avec des arrêts de travail prévus du côté des dockers ce jeudi. Des barrages filtrants ou bloquants ont également été mis en place dans l’Ouest sur les ponts de Normandie et de Tancarville, près du Havre.

A Gonfreville-l’Orcher, la plateforme normande de Total qui comprend la raffinerie et l’usine pétrochimique est donc toujours à l’arrêt depuis ce mardi. Les salariés se disent prêts à continuer le mouvement jusqu’au retrait de la loi Travail.

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RCA: Abdoul Karim Meckassoua, nouveau président de l’Assemblée nationale

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Il devient le deuxième personnage de l’Etat centrafricain. Abdoul Karim Meckassoua est élu à la présidence de l’Assemblée nationale. Les députés de Centrafrique se sont réunis ce vendredi matin à Bangui. Ils ont fait leur choix en accordant une large avance au candidat Meckassoua.

Avec 65 voix sur 127, Abdoul Karim Meckassoua prend donc la direction de l’hémicycle. A l’annonce de son élection, des youyous ont retenti. La majorité des députés a applaudi, mais on a aussi pu remarquer quelques visages très fermés dans l’assistance.

Il faut dire que plusieurs grands ténors briguaient ce poste, notamment Anicet Georges Dologuélé, finaliste malheureux à la présidentielle, mais aussi le chef du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé, qui espérait sans doute le soutien de Faustin Archange Touadéra qu’il avait rallié au second tour.

Mais le président n’avait pas donné de consigne de vote. Et au final, c’est donc avec une avance assez conséquence qu’Abdoul Karim Meckassoua s’impose : 65 voix contre 24 pour Anicet Georges Dologuélé, arrivé second, et 19 pour Martin Zinguélé, troisième.

Dès son élection, Abdoul Karim Meckassoua a pris possession donc du perchoir et il supervise d’ailleurs actuellement l’élection des autres cadres de l’Assemblée, comme les vice-présidents ou encore les questeurs.

Qui est Abdoul Karim Meckassoua ?

Abdoul Karim Meckassoua devient ainsi le deuxième personnage le plus important de l’Etat. En 96-97, il avait été chef de cabinet de Jean-Paul Ngoupandé, éphémère Premier ministre d’Ange-Félix Patassé. Mais c’est pendant la présidence de François Bozizé qu’il s’impose comme une figure de poids : ministre pendant six ans, il occupe cinq portefeuilles différents, dont les Affaires étrangères, ou encore l’Education. Il est même ministre d’Etat au Plan et à l’Economie sous le gouvernement Touadéra.

Candidat à la présidentielle de décembre 2015, il n’avait recueilli que 3,21% des suffrages, mais cet ergonome de 62 ans, de confession musulmane, en revanche était confortablement élu député du 3e arrondissement de Bangui, aux dernières élections législatives avec plus de 60% des voix.
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