Référendum au Sénégal: le camp du «oui» revendique la victoire

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Au Sénégal, 24 heures après la fin du référendum et alors que les résultats officiels ne sont pas encore tombés, le camp du « oui », celui de Macky Sall, revendique officiellement la victoire et évoque, comme la presse, 55 % des suffrages pour le « oui ». Le référendum a eu lieu dimanche 20 mars sur la révision de la Constitution prévoyant notamment la réduction du mandat du chef de l’Etat de sept à cinq ans.

C’est dans un hôtel chic de Dakar que cette victoire a été revendiquée. L’extrait de la déclaration a été lue par El Hadj Momar Samb, membre du Comité exécutif du « oui ». « Les résultats qui nous sont parvenus donnent une nette victoire au « oui », même s’ils ne sont, pour le moment, que des tendances », a-t-il déclaré.

Interrogé sur le taux de participation, estimé à 40%, Landing Savané balaye la question : « le niveau d’abstention est élevé mais le taux de participation est quand même satisfaisant pour un référendum », a-t-il estimé.

Le projet de révision constitutionnelle validé, ces leaders du camp du « oui » appellent désormais l’opposition au dialogue pour mettre en œuvre les quinze points de la réforme mais un dialogue constructif. « Il faut simplement souhaiter qu’elle ne nous dise pas : « Libérez Karim d’abord ». Si cette hypothèse arrivait, le dialogue serait pour le moins difficile », explique Yoro Ba.

Le camp du « oui » se base sur les résultats de 20% des bureaux de vote. Pour Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement, gagner avec 55% des suffrages, ce n’est pas une petite victoire. « Ce n’est pas une victoire en demi-teinte et ce n’est pas une courte-tête puisque quand vous avez plus de dix points d’écart, c’est important. Quand l’échelle est de cent points, vous en avez dix d’avance. Ce n’est pas mal, c’est considérable. Ce qui importe, c’est de considérer qu’au sortir de cette consultation, le peuple sénégalais a donné son point de vue et c’est un point de vue largement favorable au pouvoir en place puisqu’il a adopté la proposition soumise au referendum », a-t-il déclaré.

Seydou Guèye considère également qu’avec cette victoire du « oui », les Sénégalais se sont prononcés en faveur d’un Sénégal qui « est engagé et prend les dispositions, à travers cette consultation, pour consolider sa démocratie », en faveur d’une démocratie renforcée « avec des institutions fortes et crédibles » et d’une gouvernance « consolidée ».

D’après une source gouvernementale, les résultats de ce référendum devraient être annoncés d’ici la fin de semaine. Le camp du « non » n’a pour le moment pas réagi officiellement à cette victoire revendiquée par le camp du « oui ».

Le groupe Etat islamique revendique les attentats de Bruxelles

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Des policiers montent la garde devant une station de train après les attentats qui ont touché la capitale belge, mardi 22 mars.

Deux explosions ont secoué l’aéroport de Bruxelles, ce mardi matin, aux alentours de 8 heures locales (7 h TU). Une autre déflagration s’est produite dans une station de métro proche des institutions européennes. Les pompiers font état de 14 morts et 92 blessés à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, tandis que le maire de la capitale évoque « probablement un vingtaine de décès » à la station Maelbeek. Les autorités ont annoncé trois jours de deuil national. Le groupe Etat islamique a revendiqué les attentats.

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L’ESSENTIEL

■ L’aéroport de Bruxelles Zaventem a été évacué ce mardi matin suite à plusieurs explosions qui ont secoué les bâtiments, aux alentours de 8 h. L’aéroport a été fermé «jusqu’à nouvel ordre » Les pompiers évoquent 14 morts  et 92 blessés à l’aéroport.

■ Une explosion s’est aussi produite dans une station de métro proche des institutions européennes. Le maire de Bruxelles évoque « probablement un vingtaine de décès » et 106 blessés. Bus, trams et métros ne circulent plus.

■ L’organisation jihadiste Etat islamique a revendiqué les attaques.

■ Le gouvernement belge décrète trois jours de deuil national.

LE DIRECT

17h20 : Le gouverneur de la province du Brabant flamand révèle qu’une troisième bombe n’a pas explosé à l’aéroport de Bruxelles. Elle a été détruite par les experts artificiers.

17h15: L’aéroport international de Bruxelles-Zaventem restera fermé mercredi 23 mars, jusqu’à midi minimum.

17h00 : Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon dénonce des « attaques méprisables ». Les 28 estiment que ces attentats sont « une attaque sur notre société ouverte et démocratique. »

16h35 : L’organisation terroriste Etat islamique revendique les attentats, via l’agence Amaq.« Des combattants de l’Etat islamique ont perpétré une série d’attentats, avec des ceintures d’explosifs et des bombes, mardi, visant un aéroport et une station de métro du centre de la capitale belge Bruxelles », écrit cette agence de presse affiliée au groupe Etat islamique.

16h15 : Certains médias belges diffusent une image où figurent d’éventuels suspects, prise par la vidéo-surveillance. La police n’a pas encore donné de confirmation.

16h00 : Le Premier ministre belge Charles Michel, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon et le ministre de la Justice Koen Geens se rendent à l’aéroport Zaventem. De son côté, le président français François Hollande se rend à l’ambassade de Belgique à Paris, en signe de « solidarité ».

15h43 : Le ministre de l’Intérieur belge, Jan Jambon, annonce trois jours de deuil national. Le numéro du call center du centre de crise belge : 1771+3278151771 depuis l’étranger.

15h33 : La télévision belge rapporte qu’une alerte à la bombe a été déclarée à l’hôpital Saint-Pierre de Bruxelles. Une enquête est en cours et il n’y a pas d’évacuation de l’établissement à l’heure actuelle.

15h23 : Le président américain Barack Obama condamne les attaques « révoltantes » de Bruxelles et assure le Premier ministre belge du soutien de Washington.

15h22 : Le Premier ministre français Manuel Valls estime qu’« il est temps » d’adopter le fichier PNR (Passager Name Record, les données des dossiers passagers) du transport européen.

14h50 : Les pompiers ont revu leur bilan à la hausse à l’aéroport de Bruxelles : 14 morts et 92 blessés

 14h35 : « Il y a probablement une vingtaine de décès » causés par l’explosion dans le métro bruxellois, a annoncé le bourgmestre de Bruxelles, qui fait aussi état de 106 blessés, dont 17 sont dans un état grave.

 14h22 : Des démineurs ont fait exploser, peu avant 14h, un objet suspect à l’aéroport de Bruxelles, rapporte une journaliste de l’AFP.

 14h05 : Selon la chaîne de télévision belge VTM, la police a retrouvé une ceinture d’explosifs intacte à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem.

 13h35 : La maire de Paris, Anne Hidalgo appelle à un « rassemblement silencieux » ce soir à 19h00 devant l’hôtel de Ville de la capitale française.

 13h30 : La justice belge demande aux médias de ne pas communiquer sur l’enquête en cours.

CAN 2017: Yaya Touré convoqué pour Côte d’Ivoire-Soudan

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L’Ivoirien Yaya Touré (à gauche) et le Ghanéen Asamoah Gyan.

La Fédération ivoirienne a dévoilé une liste de 24 joueurs convoqués pour affronter le Soudan les 25 et 29 mars, lors des 3e et 4e journées des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations 2017. Le milieu de terrain vedette des Eléphants, Yaya Touré, en fait partie.

Yaya Touré va-t-il effectuer son retour en équipe nationale de Côte d’Ivoire, un an après avoir mis sa carrière internationale entre parenthèses ? Le milieu de terrain semble tout proche d’un retour chez les Eléphants. Il a en tout cas été convoqué par le sélectionneur Michel Dussuyer, tout comme 23 autres joueurs, pour affronter le Soudan les 25 et 29 mars, lors des 3e et 4e journées des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations 2017.

« Outre la valeur ajoutée sur le plan technique qu’il va apporter à l’équipe, j’attends de [Yaya Touré] qu’il guide ses jeunes frères et leur fasse profiter de son expérience du haut niveau », indique Michel Dussuyer sur le site de la Fédération ivoirienne.

Retours de Gradel et Kanon

Le Français a par ailleurs appelé la plupart de ses cadres ainsi que quelques jeunes, comme le milieu de terrain Victorien Angban, prêté par Chelsea à Saint-Trond en Belgique. Il pourra aussi compter sur les retours de blessure de l’attaquant Max Gradel et du défenseur Wilfried Kanon.

En cas de double victoire face aux Soudanais, les Ivoiriens, champions d’Afrique en titre, feront un grand pas vers la qualification en phase finale de la CAN 2017. « Il va falloir évoluer à notre meilleur niveau, de façon à ne pas nous faire surprendre par cette équipe du Soudan, prévient Michel Dussuyer. D’abord à Abidjan et ensuite à Khartoum où l’environnement sera plus difficile pour nous. Mais notre objectif de départ, ce sera de prendre le maximum de points ».


LES 24 IVOIRIENS

Gardiens de but : GBOHOUO Sylvain (TP Mazembe – RD Congo), SANGARE BADRA Ali (AS Tanda – Côte d’Ivoire), SAYOUBA Mande (Stabaek – Norvège) Défenseurs : Serge AURIER (Paris SG – France), Mamadou BAGAYOKO (St Trond VV – Belgique), Eric BAILLY (Villarreal – Espagne), Simon DELI (Slavia Prague – République Tchèque), Constant DJAKPA (Eintracht Francfort – Allemagne), Wilfried KANON (ADO La Haye – Pays-Bas), Lamine KONE (Sunderland AFC – Angleterre), Ousmane VIERA (Rizespor – Turquie) Milieux de terrain : ANGBAN Victorien (St trond VV – Belgique), AKPA AKPRO Jean Daniel (Toulouse FC – France), N’GUESSAN Yao Serge (AFAD – Côte d’Ivoire), SEREY DIE Geoffrey (VFB Stuttgart – Allemagne), SERI Jean Michaël (OGC Nice – France), TOURE Yaya (Manchester City – Angleterre) Attaquants : BONY Wilfried (Manchester City – Angleterre), DOUMBIA Seydou (Newcastle United – Angleterre), GERVINHO (Hebei Fortune FC – Chine), GOHI BI Cyriac (KV Ostende – Belgique), GRADEL Max Alain (AFC Bournemouth – Angleterre), KALOU Salomon (Hertha Berlin – Allemagne), SIO Giovanni (Stade Rennais – France).

Livre Paris» ouvre avec la Corée du Sud, Brazzaville et Pointe-Noire

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e stand de la Corée du Sud au salon «Livre Paris» 2016.JOEL SAGET / AFP

Le Salon du Livre de Paris ouvre ce jeudi 17 mars ses portes au grand public au Parc des expositions de la porte de Versailles. Rebaptisée « Livre Paris », la 36e édition a pour invitée d’honneur la Corée du Sud ainsi que deux villes du Congo : Brazzaville et Pointe-Noire, sans oublier Constantine en Algérie.

Réenchanter le grand public, c’est le mot clé de Livre Paris qui inaugure cette année une formule un peu différente. Nouveau nom, nouvel esprit. Ces derniers temps, la plus grande librairie de France semblait s’essouffler. Aujourd’hui, elle tente donc de redynamiser ce rendez-vous incontournable de la littérature en multipliant les approches, pour aussi séduire de nouveaux lecteurs.

3 000 auteurs dont Alain Mabanckou

40 000 jeunes sont attendus pendant ces quatre jours. Pour cela, un espace bande dessinée encore plus vaste, des flâneries littéraires, un square culinaire plus gourmand que jamais et bien sur des centaines de dédicaces. 3 000 auteurs sont annoncés en signature et en débat; parmi lesquels une délégation de 30 écrivains sud-coréens et une vingtaine de congolais dont Alain Mabanckou bien entendu.

Mieux comprendre le monde

La ville de Constantine est également à l’honneur, pour un salon de plus en plus international avec une cinquantaine de pays représentés. Autre nouveauté, un square consacré aux différentes religions, un espace qui répond aussi aux événements de l’an passé, car le livre reste aux yeux de beaucoup une fenêtre pour découvrir le monde et mieux le comprendre. Pour preuve, l’embellie du secteur qui, après cinq ans de baisse, a enregistré une croissance en 2015 de près de 2 %. Livre Paris s’ouvre donc sous de très bons auspices.

Etats-Unis: Apple défie le FBI sur la question de la vie privée

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Apple redoute que ce cas crée une jurisprudence. La firme alerte sur les questions du droit de la vie privée.

Aux Etats-Unis, le bras de fer judiciaire autour du cryptage de données se durcit. Le ministère de la Justice a déposé un recours pour forcer Apple à aider les enquêteurs du FBI à débloquer le téléphone de l’un des auteurs de l’attentat de San Bernardino, en Californie. Apple soulève la question de ses conséquences sur la protection de la vie privée, et compte saisir la Cour d’appel.

Frustré de ne pas pouvoir accéder aux données cryptées de certains smartphones, le FBI se tourne désormais vers la Justice. Une juge de Californie a ordonné, vendredi 19 février, à Apple de fournir une assistance technique aux enquêteurs pour accéder au téléphone mobile de Syed Farook, l’un des deux auteurs décédés de l’attentat de San Bernardino qui a fait 14 morts en décembre dernier.

La mesure est jugée nécessaire pour le FBI : les enquêteurs cherchent en effet à déterminer des liens éventuels avec le groupe Etat islamique. Mais cette demande pose problème pour Apple. Pour cause, la création du logiciel nécessaire à l’opération permettrait d’espionner les données de centaines de millions d’utilisateurs.

Apple s’expose à une condamnation

Ainsi, le jugement de Californie pourrait créer une jurisprudence qui forcerait la multinationale à débloquer ses appareils à chaque fois que la justice le demanderait. Les déblocages pourraient même être requis à titre préventif. S’il refuse et qu’un attentat est perpétré, Apple s’expose à une condamnation.

Le combat juridique s’annonce donc long et difficile. Apple a déjà obtenu le soutien de Google et compte sur une forte mobilisation des internautes et des autres géants de la Silicon Valley.

Un richissime homme d’affaires iranien condamné à mort pour corruption

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Condamné à mort, Babak Zanjani était jugé pour corruption et détournement de fonds. Il avait été arrêté en décembre 2013.

Un important homme d’affaires iranien, le milliardaire Babak Zanjani, a été condamné à mort pour corruption et détournement de fonds, a annoncé ce dimanche 6 mars le porte-parole de la justice iranienne, Gholamhossein Mohseni-Ejeie. Agé de 41 ans, il peut encore faire appel de ce verdict.

Avec notre correspondant à Téhéran,  Siavosh Ghazi

« Le verdict dans le procès de Babak Zanjani et de deux co-accusés a été prononcé. Ils ont été reconnus coupables de corruption sur terre et condamnés à mort », a déclaré ce dimanche M. Mohseni-Ejeie. « Ils sont également condamnés à rembourser la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC, NDLR) » et devront payer une amende équivalente « au quart de la somme pour blanchiment d’argent », ajoute le porte-parole de la justice iranienne.

Lutte contre « ceux qui ont tiré profit des sanctions »

L’homme d’affaires iranien était accusé de ne pas avoir versé au ministère iranien du Pétrole quelque 2,8 milliards de dollars de revenus pétroliers qui lui étaient dus. Il avait été placé en avril 2013 sur la liste noire du Trésor américain, qui l’accusait d’avoir été le cerveau d’un réseau destiné à déplacer du pétrole et de l’argent au profit de l’Iran, avec l’aide d’une société suisse et d’une banque en Malaisie, pour contourner les sanctions internationales. L’Union européenne avait pris des mesures contre lui dès le mois de décembre de cette même année.

Le milliardaire dirigeait un conglomérat composé de 65 sociétés en Iran et à l’étranger, lui rapportant chaque année six à sept milliards de dollars, selon son site internet. Toutes ces sociétés, dont une compagnie aérienne, ont été saisies. M. Zanjani a été arrêté en décembre 2013. Son interpellation était intervenue au lendemain d’un ordre donné par le nouveau président modéré Hassan Rohani à son gouvernement de lutter contre la corruption, « en particulier de ceux qui ont tiré profit des sanctions économiques ».

Un intermédiaire sollicité par l’ancien gouvernement ?

Babak Zanjani a été jugé dans un rare procès public de plusieurs mois. L’occasion pour lui d’affirmer que le ministère iranien du Pétrole, sous l’ancien gouvernement du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad, avait demandé son aide pour rapatrier l’argent du pétrole vendu à l’étranger. Téhéran avait alors du mal à le faire, à cause du durcissement, à partir de 2012, des sanctions contre le pays. M. Zanjani a dit plusieurs fois qu’il voulait verser cet argent. Mais son avocat a expliqué que la banque étrangère désignée par le ministère avait refusé d’effectuer la transaction.

Après l’entrée en vigueur en janvier de l’accord nucléaire conclu six mois auparavant par le gouvernement Rohani avec les grandes puissances, une grande partie des sanctions, notamment bancaires, ont été levées. Le gouvernement iranien espère toujours récupérer ces fonds. Ces dernières années, la justice iranienne a organisé plusieurs procès spectaculaires d’hommes d’affaires pour corruption et détournement d’argent, dont plusieurs ont été exécutés.